Le Togo introduit à son tour, une taxe à l’export sur la noix de cajou

Agro
mardi, 09 octobre 2018 09:10
Le Togo introduit à son tour, une taxe à l’export sur la noix de cajou

(Togo First) - Au Togo, une taxe sera désormais prélevée sur les noix de cajou exportées, a annoncé le gouvernement, au terme du Conseil des ministres tenu la semaine dernière. Le montant du prélèvement n’a pas filtré.

Avec l’instauration de cette taxe, le Togo rejoint le Bénin, le Burkina Faso, et la Côte d’Ivoire, voisins de l’Uemoa. La tendance s’explique par la hausse des prix de l’anacarde à l’international.

En effet, la flambée des cours du cajou sur les marchés internationaux ces dernières années, a provoqué un « excès » de compétitivité, de l’anacarde provenant d’Afrique de l’Ouest. Cette compétitivité est devenue, selon les experts, un frein au développement de l’industrie de transformation des noix de cajou, en raison de la forte pression de la demande internationale.

L’objectif poursuivi, en instaurant ce prélèvement, est de se servir des recettes fiscales qui seront mobilisées pour soutenir le développement de la filière par les acteurs directs et donner un coup de pouce à la transformation locale, plus porteuse de valeur ajoutée.

Au Togo, la production d’anacarde est estimée à 12 000 tonnes en 2017, selon le bulletin d’information n’kalô. En 2018, elle devrait franchir le cap des 15 000 tonnes, soit un peu moins de 9% de la production d’Afrique de l’Ouest. Rappelons que les exportations togolaises de noix de cajou brutes vers l’Inde, ont grimpé de 54% à 9088 tonnes début 2018.

Fiacre E. Kakpo

 

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