Le Togo est classé par Bloomberg, 33e mondial en termes de promotion des énergies propres, sur 103 pays

Energies
jeudi, 29 novembre 2018 10:15
Mai 2018 : Marc Ably-Bidamon et Eléonore Lazat de Bloomberg New Energy Finance. Mai 2018 : Marc Ably-Bidamon et Eléonore Lazat de Bloomberg New Energy Finance.

(Togo First) - Evalué pour la première fois, le Togo est le 33e pays au monde en termes de promotion des énergies renouvelables, selon le Climatescope 2018, l’étude mondiale de référence de Bloomberg New Energy Finance (BNEF). 

A l’échelle africaine, le pays ferme le Top 10. Par rapport à ses voisins de l’Uemoa, seul le Sénégal, 13e mondial, et 2e africain, est mieux classé. Dans la Cedeao, le Togo est dépassé par le pays de la Téranga et le géant de l’Est, le Nigeria, 14e mondial et 3e africain. Le Rwanda, 5e mondial, étant le premier pays africain. A l’échelle mondiale, la Chine continue de caracoler à la tête du classement.

Plusieurs facteurs ont contribué à cette performance, explique le cabinet d’étude. Bloomberg lie ce bon résultat du Togo à l’adoption en juillet dernier de «sa première loi en faveur du développement des énergies renouvelables, ... visant à atteindre 50 % d'énergies renouvelables dans le mix énergétique national d'ici 2030, contre 15 % aujourd'hui. ». Cette nouvelle loi qui réduit les droits d'importation, les tarifs douaniers et encourage l’entrée des capitaux étrangers, semble salutaire, selon BNEF.

D’autres facteurs comme le lancement de la stratégie nationale d’électrification, présentent des perspectives encourageantes pour le sous-secteur des énergies propres, constate l’organisation. « Le gouvernement a publié récemment une feuille de route pour atteindre 100% d'électrification d'ici la même année (2030, ndlr) à partir d'une moyenne nationale de 37% en 2017. Ce plan comprend l'ajout de 108 MW de capacité solaire et hydroélectrique sur le réseau, 315 mini-réseaux et la distribution de 550 000 kits solaires, tous par des partenariats public-privé. »

Bien qu'il s'agisse d'un objectif ambitieux, note BNEF, la volonté politique nationale de devenir indépendant sur le plan énergétique, devrait contribuer à porter ce secteur des renouvelables.

Le climatescope, une étude annuelle basée sur un questionnaire soumis aux différents acteurs du secteur énergétique, couvre quatre domaines à savoir : l’attractivité générale du secteur des renouvelables, les investissements en énergie propre et le financement du climat, les chaînes de valeur des secteurs d’énergies à faible teneur en carbone et d’énergie. Et aussi, les activités de gestion des gaz à effet de serre. 

Elle sert de plateforme fiable pour permettre aux investisseurs, développeurs et régulateurs d’être informés des cadres politiques dans l’ensemble des pays, et oriente les décisions d’investissement. 

Fiacre E. Kakpo

 

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