Croissance économique : l’Afrique subsaharienne encore bien loin du compte

Gouvernance économique
lundi, 08 avril 2019 15:34
Croissance économique : l’Afrique subsaharienne encore bien loin du compte

(Togo First) - C’est sur une note peu reluisante, sur fond d’inquiétude que la Banque mondiale a annoncé ce lundi, en marge des réunions de printemps, ses perspectives de croissance pour l’Afrique subsaharienne en 2019. La croissance régionale devrait rebondir à 2,8 % cette année, plus lente que prévu,  après avoir frôlé, quatre ans durant, la barre des 3%.

Bien que plusieurs pays aient tenu la dragée haute, l’incertitude marquée par une instabilité macroéconomique intérieure qui persiste à l'échelle mondiale, notamment une mauvaise gestion de la dette, de l'inflation et des déficits, ainsi que l'incertitude politique, ont visiblement, entamé la reprise de certaines économies africaines, résume cette nouvelle d’édition d'avril 2019 d’Africa's Pulse.

« La fragilité d'une poignée de pays coûte à l'Afrique subsaharienne plus d'un demi-point de pourcentage de croissance par an. Cela représente 2,6 points de pourcentage sur cinq ans. », Remarquent les auteurs du rapport.

Concrètement, avec une croissance ayant atteint 1,9 % en 2018, contre 0,8 % en 2017, l’économie nigériane, la plus importante en PIB du continent, reprend modestement.

L’Afrique du Sud, son dauphin, se remet à pas étriqués des incertitudes politiques ayant plombé son secteur privé, alors que l’Angola, troisième géant de la région, semble toujours dans les eaux troubles. Le pays étant resté en récession, avec une croissance en forte baisse, la production pétrolière restant faible.

Dans d'autres pays, comme le Libéria et la Zambie, l’institution de Bretton Woods constate une croissance modérée engluée par une inflation et un niveau de dette élevés.

En ce qui concerne la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (CEMAC), la reprise fragile s'est poursuivie alors que les efforts de réforme visant à réduire les déséquilibres budgétaires et extérieurs ont ralenti dans certains pays.

Dans une atmosphère aussi incertaine, rappelle Africa’s Pulse, le salut est porté par des économies à faible intensité de ressources comme le Kenya, le Rwanda, l'Ouganda et plusieurs pays de l’Uemoa, dont le Bénin et la Côte d'Ivoire, ou encore le Sénégal. Ces pays,  ont enregistré une croissance économique solide en 2018 et la dynamique devrait se poursuivre cette année.

De même, profitant de l'augmentation de la production minière et des prix des produits de base, indique l’indique l’institution qui a désormais à sa tête David Malpass,   « certains pays à forte intensité de ressources comme la République démocratique du Congo et le Niger », ont fait accélérer leur économie.

 

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